Saison

Les astres sont revenu ! Après un mois caché derrière l'horizon le soleil ébloui le monde avec ses rayons et la lune est de retour avec ses étoiles.
Proie ► Présente

Effectifs

13 ♂ 18 ♀
Feu ► 5 Loups
Eau ► 5 Loups
Terre ► 6 Loups
Vent ► 6 Loups
Temps ► 5 loups
Solitaire ► 4 Loups

Rumeurs

Vous avez une rumeur à faire partager ? Envoyer un Mp a Earth Wolf pour qu'il puisse l'integrer ici !

► Une rumeur court sur les terres du Vent. Aussi imperceptible qu'un murmure et insaisissable que la brise, seuls les loups les plus vaillants oseront y prêter l'oreille. Un trésor envoyé par le clan des étoiles aurait été enseveli au plus profond de la crevasse brumeuse. Seul un cœur hardi pourra s'en emparer. Seras-tu l'élu jeune loup ?
Rumeur 2 ►
Rumeur 3 ►
...

Prédéfini

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Conversation entre les étoiles

Chef • Meute de l'Eau
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Votre Loup
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Chef • Meute de l'Eau
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Jeu 21 Déc - 18:50
Cette nuit, l'Astre d'Argent était haut dans le ciel. Depuis sa place, confortablement installé, chaudement entouré de ses acolytes de toujours, il veillait avec bienveillance sur ce vaste monde. Terre remplis de mortels, d'objectifs et d'échecs. Chaque être vivant rêvant de briller comme le font si bien les étoiles glissant sur la voûte céleste. L'air d'hiver refroidissait les environs, donnant naissance aux premiers cristaux de glace, formant une neige fine et immaculée.

Alors que les êtres de jours s'endormaient peu à peu, s'envolant loin de cette réalité matérielle, Lune Polaire, depuis sa couche, peinait à trouver le sommeil. Souvent prise s'insomnie, elle passait ses nuits à réfléchir sur les choix qu'elle prenait, ses décisions futurs, passait en revu chacun de ses guerriers...Elle pensait beaucoup trop, cela lui encombrait l'esprit, l'empêchant de trouver un certain repos réparateur.
Légèrement irrité par tout ce temps qu'elle gâchait en restant ainsi, elle songea à aller faire un tour dehors, histoire de se défouler suffisamment, de garder la tête froide et se changer les idées. La nuit porte conseil, dit-on, mais à nous de trouver le moyen d'écouter les astres. Pour la Chef de la Meute de l'Eau, le lieu où elle pourrait méditer en toute sérénité, au plus proche des Anciens, était tout désigné. La Montagne Insaisissable était l'endroit parfait. Peu fréquenté, c'est un Mont imposant, aux pics majestueux et grands, plutôt difficile d'accès, impossible à surmonter pour les moins expérimentés.
De plus, en terre Neutre, on pouvait s'offrir une magnifique vue sur l'ensemble des territoires.
Ainsi, entre les voiles de la nuit noire, s'échappait furtivement Lune Polaire de sa cage de glace, galopant à en perdre haleine. Son pelage et sa petite taille lui était favorable pour se fondre dans l'environnement. Seul ses prunelles de braises brûlaient intensément, animé d'un besoin indiscernable, aux abord vital.

Une centaine de foulée plus tard, la louve se trouva au pied de la montagne. Quelques regards évanescents, scrutant les environs, elle se mit à grimper avec énergie sans prendre le temps de se poser. Malgré les apparences, Lune Polaire était une battante, une vraie, celle qui puisait son énergie dans sa détermination, son ambition de vie. A vive allure, elle escaladait la roche avec hargne, la puissance entre ses pattes. Valsant entre les pics enneigés, la dominante se trouva un petit post, un plateau calé au bord de la paroi rocheuse, formant une gracieuse falaise aux abords mortel en contrebas. La blanche se jugea assez haute pour se poser une bonne fois pour toute. Levant le museau en l'air, elle laissant une douce brise lui caresser son poil touffu, laissant sa queue roussâtre filer dans le vent léger. Sentant enfin un certain apaisement, elle laissa échapper un souffle brumeux de sa gueule, disparaissant vers la toison bleu indigo scintillante.
Rien n'était plus parfais que ce moment. Silencieux, anonyme, perdu dans la nature, personne ne la savait ici.

Songeuse, le regard dérivant vers l'horizon, la louve sentie tout d'un coup une forte odeur s'approcher d'elle. Elle lui était méconnaissable. C'était un loup, mâle, puissant. Aucune trace de meute s'émanant de son corps.
Un solitaire ? Cela ne serait pas vraiment étonnant. Le regard brillant, Lune Polaire resta de marbre, continuant sa petite observation astrologique. Impassible, mutique. Elle ne souhaitait pas lui envoyer une invitation par la parole, ce dernier allait peut-être se joindre à elle sans grand intérêt pour une autorisation futile.
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Votre Loup
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Solitaire
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Jeu 21 Déc - 20:29

Le sang colle encore à ses babines. Il reste des bouts de viande entre ses dents, les dernières preuves de l’existence d’un infortuné lapin qui avait croisé sa route plutôt que celle des chasseurs de la Terre. Tant mieux pour Sugar, tant pis pour eux. Et tant pis pour le lapin, aussi.
Il a pris le temps de pisser sur un buisson, à côté des traces de sang qui décorent la petite clairière où il a sauté sur sa proie, histoire de signer son délit et d’ajouter la provocation sur tout ce que les meutes lui reprochent déjà. Sugar a souri en imaginant le loup qui allait découvrir ces traces au matin de cette nuit-là. La frustration de se rendre compte que Sugar est déjà loin, Sugar a déjà fui les lieux du crime depuis bien longtemps.
C’est une bête idée que d’être aussi content d’une chose aussi insignifiante dans son existence, faite de vols, de sourires sarcastiques, de piques anecdotiques. Mais après tout, il faut être heureux de petites choses… Et Sugar est ce genre de loup que l’expression colérique ou effrayée d’un pion de meute intéresse bien plus que les oiseaux qui chantent ou la rosée sur les feuilles.
Pourtant, en rejoignant les territoires neutres, c’est une certaine frustration qui finit par l’envahir. Sugar songe à tout ce qu’il aurai pu faire de plus, qu’un simple lapin dévoré et un buisson puant le solitaire en vadrouille. Sugar a ce sentiment qu’il aurai pu faire beaucoup plus, qu’il s’est arrêté aux préliminaires de ce qu’il est intéressant de faire sur des territoires de meutes – tout du moins tant qu’on est un solitaire anarchiste sans considération pour une quelconque notion de bon sens ou de morale. Sugar ressasse ses réfléxions, soupèse ses options, et ne remarque la trace de la louve qui vient de passer qu’après avoir décidé de retourner sur les territoires de meute.
Quelque chose s’allume au fond de son esprit. Enfin une distraction, quelqu’un dont il pourrait réduire à néant la notion de respect dans l’esprit du solitaire, quelqu’un sur qui il passerai sa frustration d’être aussi impuissant, même dans toute la puissance de ses convictions. Un sourire étire son museau ensanglanté. Ses pattes bifurquent, Sugar trottine vers la Montagne qui semble vouloir transpercer le ciel.
Elle est seule. Elle observe le ciel. Pourquoi ici, hein? Est-ce qu’il n’y a pas de ciel sur son territoire? A-t-elle besoin de venir souiller les terres des solitaires pour observer quelques points qui scintillent? Amertume. Même le ciel, les meutes se l’approprient. Même sa signification, même sa présence, tout est dû aux meutes, rien n’appartient à qui que ce soit d’autre.
Sugar s’arrête à quelques pas derrière elle. « Seule, en pleine nuit, en territoire sans propriétaire, là où il n’y a personne sinon les monstres qui rôdent. Qu’est-ce que les guerriers sont futés. » Il repasse sa langue sur ses babines. Le goût du sang est lointain, mais encore présent. Excitant. « Le ciel n’est pas suffisant, chez vous? Vous n’avez pas encore pissé dessus pour vous l’approprier, ça vous frustre? »
Sugar veut qu’elle réponde, qu’elle éponge sa frustration, de n’avoir eu à affronter aucune résistance en tuant ce lapin. Qu’elle lui donne un prétexte pour devenir réellement agressif.
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Chef • Meute de l'Eau
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Dim 24 Déc - 18:18
Le loup vint lui parler. Violemment. Aucune politesse, juste de l'agressivité. L'attention piquée à vif sur les propos brusques du canidé, la louve n'en resta pas moins impassible. Drôle de manière pour une présentation. La provocation dans la voix, les remarques du grand mâle décrochèrent un sourire malicieux sur la gueule de Polaire. Ainsi donc, ce mystérieux personnage se définissait comme monstre ? Car en vue de ce manque de courtoisie, il ne pouvait pas se mettre en avant comme un preux guerrier, de plus, il n'avait aucune odeur distincte de meute. Un solitaire impulsif, quoi de mieux pour une paisible nuit où l'activité choisie était la méditation ?

La louve, toujours le regard ancré vers les étoiles scintillantes, répondit joyeusement :
- Je ne suis qu'un loup parmi tant d'autres...J'aime cet endroit, pas toi ? Depuis ce poste, on peut regarder le monde d'un oeil différent, tout est uni dans une belle harmonie.
Sa voix était douce, et innocente. Le vagabond jugeait au physique, mais qu'en savait-il, de la couleur de l'âme ? Qui était-il pour juger la blanche ? La pensait-il inoffensive, aussi gentille d'un agneau et aveugle d'un louveteau à peine né ? Il se précipitait assez vite, son ton était sec. Allons bon, voici un bien beau loup remplit d'une certaine rancune. Etait-ce une humeur passagère, comme pouvait avoir Lune Polaire, ou bien un état constant, au quel ça cela changerait pas mal de choses.

La louve, de son bel instinct bienveillant, tourna la tête en direction du mâle, et le regarda, ses orbes embrasées grands ouverts, scrutant son faciès. Il lui inspirait de la sympathie, elle ne savait pourquoi. Pourtant, il paraissait tout, sauf aimable. De plus, une légère odeur de sang flottait autour de lui, allons savoir quelle vie est-il venu faucher plus tôt.
La louve, souriante, aurait bien voulue aborder le sujet dans Anciens, relatant qu'en aucun cas elle s'approprierait le ciel, car cela était tout simplement impossible, et que pour avoir de tels desseins, il fallait déjà vouloir régner sur les territoires des autres meutes. Chose que l'Alpha préférait délaisser, pour elle cette envie n'était rien d'autre qu'une sorte de besoin primitif et sauvage, cruel.
- Je ne suis pas animé par ce sentiment de domination incessante, tu sais...J'apprécie juste la beauté des choses. Mais dis moi, tu m'as l'air bien torturé...Pourquoi ne pas t'apaiser ?
Elle voulait le connaître, d'un coup. Apprendre son histoire. Voir sa vision des choses. Les étoiles étaient donc immondes, à son regard ? Il faut dire, le panorama depuis cette montagne était bien vaste, et pourtant, les points de vu étaient différents, paradoxe intéressant.
Cet être particulier, semblait couver des choses...
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Lun 25 Déc - 13:41

« Je ne suis qu’un loup parmi tant d’autres… J’aime cet endroit, pas toi? Depuis ce poste le monde d’un oeil différent, tout est uni dans une belle harmonie. »
Ricanement discret. Non. Non, Sugar n’aime pas cet endroit. Sugar n’aime pas la vision de tout ce territoire que des mégalomanes hypocrites ont volé et souillé de leur simple présence. Sugar hait l’idée que certains puissent encore considérer ça comme une bonne chose. Sugar méprise profondément tous ceux qui ont encore à clamer combien la montagne est reposante, combien la voir est apaisante. « La beauté est subjective… Je n’en vois rien. » Fixant la louve sans ciller. Elle n’emplit Sugar que d’une frustration sans fin, d’une haine toxique et incontrôlée contre tous ces loups qui se disent fiers et dignes. Qui rampent dans la poussière devant un abruti moins idiot que les autres, qui a réussi à faire croire que les étoiles l’acclament.
« Je ne suis pas animée par ce sentiment de domination incessante, tu sais… J’apprécie juste la beauté des choses. Mais dis-moi, tu m’as l’air bien torturé… Pourquoi ne pas t’apaiser? »
La première partie de la phrase ne lui inspire rien de plus que sa précédente tirade. Un mépris hargneux contre cette louve, cet être venu affirmer sa suprématie ici aussi, venu dégobiller combien son monde est beau et parfait aux pattes du solitaire. Son éternel sourire se fait encore plus sardonique, ses yeux plus agressifs encore.
Mais la seconde partie éveille en Sugar une colère indignée. Torturé. Lui? Lui, qui pense libre, et qui n’a d’autre objectif que sa vengeance. Lui, qui ne perd jamais cette face assurée, sarcastique, si terriblement réaliste à ses yeux. Peut-être bien que Sugar est torturé. Mais si c’est ce qu’il manque pour changer le monde, Sugar le subira autant de fois qu’il le faudra.
Et jamais il ne s’apaisera tant que le monde lui paraîtra un endroit si mielleux, mensonger. Jamais Sugar ne laissera tarir sa haine tant que ses convictions seront encore qualifiées de celle d’un fou au cerveau détraqué par ce qu’il a vu plus jeune.
Sugar a perdu son sourire.
« Je m’apaiserais quand l’harmonie du monde cessera d’être un beau mensonge que vous aimez répandre. Quand vous cesserez de croire que des morts que votre esprit voit en rêve doivent dicter de la vie de tous. Quand ceux qui refusent  d’être de simples pantins seront autre chose aux yeux de la majorité que des parias, des erreurs et des dangers publics. »
Il s’approche, il grogne presque. D’où cette louve, cette louve qu’il ne connaît ni d’Eve ni d’Adam se permet de juger qu’il aurai besoin de s’apaiser? D’où cet être qui ne sait rien, strictement rien de lui, décide que son point de vue de personne qui se voile les yeux pour ne rien voir des parts sombres de ce monde est meilleur, parce qu’il est sain, calme.
« Je m’apaiserais quand celle qui a mon sang dans ses veines aura payé pour les trahisons sans nom qu’elle a commises. Je m’apaiserais quand tous ceux qui ont perpétré une haine infondée, hypocrite qui les a si bien confortés dans leur vision d’êtres utiles au bien commun regretteront les mensonges et les excuses ridicules qu’ils déblatèrent à des générations de louveteaux pour expliquer le crime qu’ils ont commis et qui ne s’effacera jamais. Je m’apaiserais quand cette belle harmonie ne sera pas qu’une façon évasive de finir une phrase sur les beautés d’un monde que vous avez corrompu. »
Haussant le ton, laissant vibrer dans ses paroles une haine qu’il regrette aujourd’hui de ne jamais avoir laissé parler de cette façon.
Réagis, vas-y. Donne moi raison. Empêche moi de penser que je suis peut-être en train de perdre. Quelque part, le calme de la louve le déstabilise profondément.
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Chef • Meute de l'Eau
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Chef • Meute de l'Eau
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Ven 5 Jan - 13:12
Le solitaire, regardant intensément la louve, effaça bien vite son sourire. De la réaction, c'était un bon moyen pour analyser un loup. Avait-elle donc éveillé quelque chose en lui ? Provoqué un certain sentiment, un souvenir... Il ne paraissait pas si enjoué qu'elle, la chose était certaine. Sa réplique sur la beauté venait lui confirmer. Petit à petit, le mâle cassait la bulle rassurante de la louve, attisant sa curiosité, atténuant les phrases chaleureuses que la blanche tenait toujours face à un valeureux canidé. Lui, ne paraissait pas si valeureux, d'un coup. Il avait l'air plus avide de quelque chose...mais quoi ? La dominante n'arrivait à mettre la patte dessus. Dans ses yeux, luisait une certaine rancune, ou plutôt une flamme, bestiale et violente, comme un mépris envers tout et n'importe quoi, une certaine folie encore incomprise. Mais la folie n'est pas forcément négative...Elle a juste besoin d'être entendue et comprise.

Le grand mâle, en tout cas, ne s'exprimait que par du pur sarcasme...apporté avec une vérité dénonciatrice, un mal que l'on tente de dissimuler. C'est ce que Polaire apprécie faire avec quelques uns, car les sujets fâcheux n'ont pas besoin d'amener autant de souffrance, vu sous un angle méprisant et railleur. Sur cette lancé, le loup allait peut-être réveillé la face caché de Polaire, celle que rares ont vu à ce jour. Mais il n'en était pas là, encore. Impassible, un sourire malicieux toujours collé aux lèvre, elle l'écouta avec attention et minutie, détachant définitivement son regard de la toison indigo scintillante, afin de mieux montrer son intérêt dans les propose soudains du solitaire.
« Je m’apaiserais quand l’harmonie du monde cessera d’être un beau mensonge que vous aimez répandre. Quand vous cesserez de croire que des morts que votre esprit voit en rêve doivent dicter de la vie de tous. Quand ceux qui refusent d’être de simples pantins seront autre chose aux yeux de la majorité que des parias, des erreurs et des dangers publics, déclara t-il. Alors que la louve s'apprêtait à répondre, il continua néanmoins son monologue ;
- Je m’apaiserais quand celle qui a mon sang dans ses veines aura payé pour les trahisons sans nom qu’elle a commises. Je m’apaiserais quand tous ceux qui ont perpétré une haine infondée, hypocrite qui les a si bien confortés dans leur vision d’êtres utiles au bien commun regretteront les mensonges et les excuses ridicules qu’ils déblatèrent à des générations de louveteaux pour expliquer le crime qu’ils ont commis et qui ne s’effacera jamais. Je m’apaiserais quand cette belle harmonie ne sera pas qu’une façon évasive de finir une phrase sur les beautés d’un monde que vous avez corrompu. »

La louve souffla, et inspira profondément, agitant les oreilles, notant ses paroles. Il avait une grande témérité. Elle le trouvait plutôt admirable. Valeureux, oui...mais il devait cacher une vérité blessante, ou un passé tragique, pour sortir de tels mots. Son vocabulaire correspondait bien à un indigné, ou un révolté.
- Tu sais, commença Polaire, chaque société à sa part d'ombre. Sans cette ombre, nous nous mourrons sous le soleil fier que représente l'utopie. Si l'on passe notre vie à chercher la bête noire, cette dernière nous dévoreras sans l'once d'un remord, et continuera du subsister. C'est dans ce genre de moments, que les Anciens, -les morts comme tu dis, se trouvent être de bons conseils. Il ne dictent pas nos vies, mais nous parlent de leur expérience passée, et parfois, déblaient le chemin si ce dernier est trop encombré de ronces...mais jamais, il ne peuvent avoir un impact sur nos choix. Un Chef peut se révolter, ils ne diront rien. Ils sont les étoiles qui assistent au présent. Tu les vois, elles sont là, et s'entêtent de briller, rien de plus...pourquoi de telles accusations, tu leur as déjà parlé...?

Il est vrai, qu'un société sans problème, devient étouffant, comme en plein été avec la chaleur cuisante qui y règne, on cherchera alors à se trouver des ennuis, de l'aventure, et des problèmes, pour y trouver un goût de liberté et de sauvagerie. Le monde serait inversé...on ne peut pas vivre peinturé de noir ou de blanc, il doit bien y avoir des tons de gris. Peut-être que la fureur du grand mâle est trop grande pour qu'il y voit clair. Cela confirmait la pensée de l'Alpha sur son esprit torturé. Dans ce genre de cas, le faire changer d'avis était presque impossible. Mais, l'écouter pour tenter de changer ce à quoi il faisait référence pouvait être une solution.

Mais à peine peut-elle encore penser qu'elle le voit s'approcher de manière prédatrice. Elle, se contente de plisser les yeux, et continue de sourire. Elle ne voit pas si elle est censé se sentir menacé, si cela vient d'un solitaire aveuglé de colère. Ce qui l'inquiète le plus, est son calme, qui pourrait aux yeux de l'autre, lui montrer de l'insolence. Après tout, en terres neutres, il n'y a plus de rangs. On a beau être lieutenant, ou bien Chef, quelle importance cela peut avoir ? A part la force, on a aucun privilège. Et c'est mieux ainsi, cela donne un peut d'équilibre dans ce monde dissonant. La louve, songeuse, repensa aux dernières paroles du solitaire. Elles sont très intéressantes. Quand il dit elle...parle t-il d'une compagne, de sa fille, de sa mère ? Quand à la corruption à laquelle il fait référence, Lune Polaire aimerait éviter de sortir le mauvais sujet, mais quelque chose lui dit que cela a affaire avec les "Sang Impurs", comme ils disent.

A ce sujet, peut-être pourrait-elle le surprendre, car son avis diffère des autres. D'une voix douce, et bienveillante, elle lui demanda :
- Dis moi, qui t'as causé du tord...Quel est ton passé ?
Bein sûr, elle s'attendait sûrement à une plainte du genre "votre société est un tyran en lui-même, et vous n'êtes que des pions qui le nourrissent", mais si jamais il répondait autrement, alors il aurait compris le vrai sens de sa question, et peut-être pourraient-il converser paisiblement. Cependant, la Chef avait peu d'espoir là dedans.
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