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 :: Terre Neutre :: Rivière lunatique Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Au coeur de la peur - pv Ocre Rousse

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Jeu 9 Aoû - 3:25




D
epuis quelques temps, elle s'aventurait de plus en plus loin. Disparaître comme le printemps, mais moins longtemps. Il y avait des paysages hallucinants à perte de vue : Comment avait-elle pu s'empêcher de vagabonder en ces terres neutres depuis tant d'années? Était-ce la crainte ou celle de ses proches? Elle ne pouvait se convaincre sur la réelle réponse à son questionnement qui se débattait dans sa cervelle en désordre.

La jeune louve avait traversé la plaine étoilée qui ne l'était pas en ce début de matinée. Le ciel de son bleu azuré ne détenait aucune étoile. C'est là qu'elle songeait au moment où elle découvrirait ce ciel parsemé d'orbes lumineux. Ces terres dociles et sauvages à la fois lui réservaient tant de surprise, mais elle ignorait à quel point. Toute surprise ne pouvait être agréable, mais son esprit vif et confiant oubliait ce détail.

Elle s'élançait dans un semblant de danse effrénée à travers les terres neutres tout en délaissant ces plaines vierges d'étoiles. Les bourrasques de vent la frappaient à toute allure, alors qu'elle les combattait par la puissance de ses fins muscles. Où se dirigeait-elle ? Elle l'ignorait, mais le chemin du retour ne lui semblait pas inconnu étrangement. La jeune Rose saurait se retrouver en n'importe quel cas.

C'est là qu'elle attérit en ces lieux plutôt mouvementés : la rivière qui ne semblait jamais se décider ou autrement dit la rivière lunatique. Voilà quelques moments que la jeune louve de la meute de la Terre s'aventurait en ces lieux inconnus pour celle-ci. La créature au pelage nuancé de brun semblait déshydratée, mais les vagues brusques provenant de cet endroit l'apeurait quelque peu. Mais pas assez pour lui empêcher de s'abreuver.

C'est ainsi qu'elle commençait à marcher d'une douceur perceptible : un pas à la fois et rien de plus. C'est en étirant son cou pour boire que ses pattes perdaient appui sur cette berge glissante. La jeune femelle lâchait un couinement strident comme pour témoigner de son embarras avant de glisser dangereusement vers l'eau agité. Son regard qui était calme changeait aussitôt. Ses pupilles dilatées témoignaient de la peur qu'elle commençait tout bonnement à affronter. Seulement, c'était un péril irréprochable si personne ne venait à son secours. La louve avait très peu de chance de s'en sortir par elle-même : elle en avait oui, mais très peu.
 
Myrddin ♕ Epicode

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Jeu 9 Aoû - 10:30
La soif tenaillait la gorge d'Ocre Rousse avec la puissance des griffes d'un ours. Avec l'assèchement de la Source Solitaire, qui peinait encore à retrouver ses eaux vivifiantes malgré les pluies, il lui fallait quitter son territoire et traverser une grande partie des Terres Neutres pour atteindre le Lac de la Trêve. Elle n'aimait pas y aller. Ce lac était trop à découvert, trop grand, trop fréquenté par les Loups de Meute et les Solitaires.

La petite Louve n'était pas sociable. Pas avec des inconnus, en tout cas. Elle aimait son clan et n'aurait aucun désamour à retrouver Oeil du Cyclone et Cœur Orageux. Ses deux cousins lui manquaient souvent, depuis qu'ils étaient partis, mais elle ne pouvait pas abandonner les terres ancestrales de leur clan, même pour eux.

Un caquètement bruyant lui fit relever la tête. Dans le ciel grisé par une menace d'orage, parmi les nuages agités par les vents, deux ombres au plumage de nuit virevoltaient autour d'elle. Ocre Rousse leva un museau souriant vers les corbeaux et aboya un salut sincère et joyeux. La présence des Becs Rieurs amoindrissaient sa solitude et ces deux frères étaient ses plus proches amis depuis qu'ils étaient corbillons et louveteau.

Cela dit, elle avait toujours aussi soif et aucun envie de faire le chemin jusqu'au Lac de la Trêve. Même si elle savait que la Rivière Lunatique était bousculée par les vents et la pluie dernièrement, son humeur devenue encore plus sombre qu'à l'accoutumée, la petite Louve décida d'aller tenter sa chance sur ses berges. Si son onde s'avérait trop dangereuse, elle passerait son chemin mais dans le cas contraire, ce petit détour lui évitera un plus long voyage.

Et elle avait bien fait de tester le destin.

Une petite mare s'était formée lors d'une vague d'humeur de la rivière qui avait abandonné un peu de son eau entre un banc de sable et son cours. Ocre Rousse n'hésita pas un instant à laper d'une langue avide cette eau providentielle. Quelques battements d'ailes lui apprirent que les corbeaux avaient atterri à ses côtés pour s'abreuver eux-aussi. Ils eurent fini bien plus vite qu'elle. Plumage Scintillant vint se percher sur son dos pour s'atteler à nettoyer ses plumes, et mériter son nom, tandis que son frère s'envolait patrouiller dans les environs. Ocre Rousse se sentait vraiment confiante avec ces deux sentinelles l'accompagnant partout.

Le museau souriant, elle reprit ses larges lapées, appréciant la sensation de fraîcheur lui dégoulinant dans la gorge. Grande-Sage Qui Voit lui avait appris à vivre pleinement chaque instant. Tout pouvait se déchaîner au moindre souffle.

Le cri strident d'alerte de Bec de Tempête déchira l'air en écho à sa pensée. La Louve rousse releva vivement la tête, vainquant son affolement par sa mesure habituelle, pour humer l'air et agiter ses oreilles afin d'entendre ce qu'il pouvait se passer. Elle entendait surtout le remous violent de la Rivière Lunatique quand, soudain, entre deux grondements, elle saisit la détresse d'un animal. Son flair lui révéla qu'un autre Loup se trouvait dans les parages. Et il n'était visiblement pas en sécurité.

Ocre Rousse hésita un instant. Elle ne connaissait pas cette odeur. En quoi cette situation la concernait-elle ? Pourquoi devrait-elle prendre des risques pour un inconnu ? L'alerte stridente de Bec de Tempête retentit une deuxième fois et Plumage Scintillant s'envola de son dos pour rejoindre son frère. La petite Louve soupira en se redressant. Les voix courroucées de Grande-Sage Qui Voit et Belle Rayonnante résonnaient dans son esprit. Elle avait été formée pour être une soigneuse ; elle ne pouvait pas ignorer une telle détresse sans renier son héritage.

Alors elle se mit rapidement en route, trottinant dans le sillage des croassements des corbeaux. Elle les aperçut bien vite, tournoyant en cercle autour d'un point de la rivière. Suivant leurs circonvolutions, elle chercha du regard ce qui avait attiré leur attention. Et elle le vit alors, ce Loup empêtré dans les eaux de la Rivière Lunatique, et qui se débattait vainement pour sauver sa vie.

Un rictus déforma la gueule d'Ocre Rousse. Comment ses satanées sacs de plumes pouvaient-ils croire qu'elle arriverait à tirer ce Loup de l'eau ? Elle était si petite et fluette, tous les autres Loups étaient plus grands et robustes qu'elle. Ils en avaient des belles d'idées, tiens ! Elle regarda autour d'elle pour trouver quelque chose et son regard fut attiré par un tronc d'arbre blanchi par l'onde. Il était assez grand pour lui arriver au poitrail.

Profitant de la pente de la berge, elle poussa le tronc devant elle pour lui servir d'appui et éviter de chuter elle aussi dans l'eau. Une fois les pattes dans l'eau, elle tendit le cou au maximum, la gueule prête à attraper la peau de l'autre Loup pour le tirer sur le tronc puis sur la sécurité de la berge.

- Rapproche-toi ! lui hurla-t-elle pour être sûre d'être entendue. Que je t'attrape !


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Ven 10 Aoû - 2:06




I
l n'y avait plus que la peur qui gouvernait son coeur. Ses pattes semblaient danser d'une manière macabre dans cette étendue d'eau à perte de vue. Son souffle rapide témoignait de ses efforts constants à garder sa tête hors de cet univers aquatique. Elle n'était qu'une créature de terre : le royaume aquatique ne ferait qu'une bouchée de sa pauvre carcasse qui se faisait engloutir peu à peu.

Quelques instants suffisaient pour qu'elle finisse la tête sous l'eau : les vagues étaient si puissantes et s'entrechoquaient entre elle d'une violence ahurissante. Ces temps pluvieux d'été avaient provoqués des vagues gigantesques : elle n'avait jamais vu de telles merveilles qui dans cette situation n'en étaient plus aucunement.

Rose avait pu s'abreuver : oh, ça oui. L'eau de la rivière lunatique lui remplissait ses narines fragiles et étouffaient sa propre gorge lorsqu'elle essayait de respirer avec sa tête hors de l'eau.

Le temps l'avait-elle choisi ? C'était la question fondamentale qui traversait son esprit à chaque instant où elle réussissait à prendre une bouffée d'air. La jeune louve ne pouvait s'arrêter de se répéter qu'elle allait mourir et que son heure était bel et bien arrivée.

Contrairement à ce que les autres loups lui racontaient à propos de la mort : aucune image de sa vie vint émerveiller ses songes. Il n'y avait que la peur qui grugeait son estomac et ses couinements stridents qui sortaient de sa gueule d'un automatisme palpable.

Pas si loin d'elle, Sable de Rose entendit une voix qui s'écriait de se rapprocher. C'est là que la guerrière de la Terre réalisait qu'un autre loup venait à son secours : était-ce une seule question de chance ? Très probablement.

Cette voix lui avait redonné un certain espoir : la jeune louve reprit sa nage d'ardeur pour s'approcher de la berge où un tronc ahurissant s'allongeait en sa direction. C'est là qu'elle pu observer, à travers les vagues, une silhouette frêle près du bord de la berge : elle voulait lui crier de faire attention, mais sa gueule se retrouvait à chaque fois sous l'eau.

Après un moment sans répit, Rose réussissait à se rapprocher de la louve. L'adrénaline lui avait donné un coup de pouce.
 
Myrddin ♕ Epicode

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Ven 10 Aoû - 20:47
La Rivière Lunatique rugissait sa fureur d'avoir été fouettée par le vent et la pluie. Ocre Rousse se battait contre elle-même pour ne pas tourner les coussinets de cette berge glissante et de ces eaux affamées qui n'attendaient qu'une erreur de sa part pour l'engloutir. Comme le Lac de la Trêve avait avalé sa très jeune sœur, il y avait si longtemps.

Ne pas penser à Pattes de Miel. Ne PAS y penser. Ou sinon, elle allait réellement s'enfuir sans se retourner, redevenue indifférente au sort de ce Loup qu'elle ne connaissait pas. Mais là-haut, les corbeaux tournoyaient avec des "rok-rok" d'alerte, tels des échos accusateurs de sa conscience à la pensée même d'abandonner la pauvre âme qui s'échinait à rester en vie.

Elle voyait le Loup inconnu se battre avec véhémence pour garder sa tête hors des flots et se rapprocher du tronc salvateur qu'elle avait mis dans son chemin. Ocre Rousse ne pouvait rien faire d'autre pour l'aider qu'attendre en restant prête à le tirer sur la terre ferme. La puissance de la rivière l'entraînerait en un instant si elle avait la folie d'y engage sa frêle carrure.

Le Loup inconnu réussit cependant à nager suffisamment près pour être à portée de ses crocs. Ocre Rousse se détendit comme un serpent sur sa proie. Sa gueule se referma sans délicatesse sur le premier morceau de peau qu'elle réussit à attraper. Elle devait mordre le moribond jusqu'au sang, dans sa peur de le lâcher, mais elle ne pensait pas qu'il lui en voudrait.

Dès que sa poigne se fut affermie, la petite Louve s'arquebouta sur son appui pour tirer l'autre Loup. Mais, bien plus gros qu'elle, son poids l'entraînait inexorablement vers la rivière. Elle couina entre ses crocs resserrés et, sous un intense effort, rejeta sa tête en arrière pour tirer encore plus fort. Les muscles de ses épaules et de son cou la brûlaient. Elle ne pensait pas tenir très longtemps dans cette position. Si seulement elle pouvait juste réussir à l'amener en sûreté au plus vite...

Plffff.

Quelle était donc ce bruit incongrus ? Il recommença. Et cette fois-ci, elle sentit sous elle le mouvement qu'il accompagnait. Avec horreur, elle comprit que le tronc était en train de glisser sous la pression exercée.

Elle partit son équilibre, tomba en avant et se frappa la mâchoire inférieur sur l'écorce. Sonnée par la douleur, elle trébucha encore plus en avant, accélérant même la chute de son appui. Le Loup retomba à l'eau. Mais elle ne l'avait pas lâché. Même si les flots boueux de la rivière agitée venaient s'engouffrer dans sa truffe, l'étouffant peu à peu.

Le tronc glissait toujours.

Alors l'affolement la saisit et elle couina plus fort, tiraillée entre son instinct de survie et son instinct de soigneuse. Elle allait lâcher. Vraiment, pour de bon. La survie lui semblait soudainement plus importante que l'honneur. Elle allait lâcher. C'était trop douloureux. Elle allait lâcher...

Coup du sort ! Le tronc s'enfonça pesamment dans la vase, cessant sa chute désespérée. Ocre Rousse raffermit sa prise qu'elle commençait à desserrer. Ses griffes raclèrent le bois détrempé et y trouvèrent une prise. Elle tira à nouveau, roulant des épaules pour reculer une à une ses pattes, en espérant ramener le poids du Loup sur le tronc, à défaut de l'amener sur la berge.

Ce fut à son tour de glisser dans la vase, sa patte avalée par le sol instable. Des ailes noires bien connues vinrent alors envahir son champ de vision, comme un mirage salvateur en plein désert, hormis qu'il était réel. Les Becs Rieurs s'étaient enfin décidés à cesser leur danse de "rok rok" pour venir l'aider, joignant leurs becs à ses crocs ; si leur force fut quelque peu dérisoire, leur présence lui rendit les siennes.

Enfin ! Elle réussit à tous les ramener sur la berge humide. Epuisée, haletante, courbaturée même par son effort, la petite Louve se laissa tomber par terre, toussant l'eau qu'elle avait avalé dans la manœuvre. Sa truffe la lançait d'une atroce brûlure. Elle se sentait plus faible qu'un nouveau-né.

Alors la colère fut là. Terrible. Incandescente. Ocre Rousse redressa la tête et aboya sans ménagement sur le Loup - la Louve s'en rendait-elle compte maintenant - qu'elle venait de sauver :

- Es-tu idiote, folle ou inconsciente ? Ou les trois à la fois, doublée d'une rare imprudence ! Quelle idée de se rapprocher de la Rivière quand elle hurle sa fureur et ne désire que l'apaiser en engloutissant quelques âmes errant sur ses berges.

Encore plus fatiguée de son éclat, elle baissa la tête, les flancs agités. Les deux corbeaux avaient disparu, mais elle savait qu'ils n'étaient pas allés très loin.

- Qui es-tu pour avoir aussi peu de jugeote ? grogna-t-elle soudainement, sèche, mais néanmoins curieuse. Qu'elle sache au moins à qui elle avait affaire... et se rassure de ne pas avoir sauvé un Solitaire meurtrier, comme celui que son clan avait malencontreusement accepté, il y avait des lunes de cela.



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Dim 12 Aoû - 7:31




L
orsqu'elle sentit les crocs de cet inconnu, qui s'avérait être une louve, la guerrière de la Terre s'exclamait d'une plainte suffisamment vocale pour se faire entendre. La douleur semblait stagner dans la largeur de son cou qui venait de se faire mordre sans douceur. La louve qui était parvenu jusqu’à elle était pourvu d'une plus petite morphologie qu'elle : celle-ci devait se questionner sur le pourquoi elle insistait a sauver Rose.

A travers les vagues puissantes qui s'acharnaient sur les deux louves dont l'une avait entraîné l'autre sans réellement le souhaiter évidemment. Ce ne fut pas tout lorsque la bûche qui leur servait d'appui commençait a glisser sans pitié vers l'eau qui ne tentait que de les engouffrer toutes les deux.

C'était avec justesse que ce tronc d'arbre vieilli par l'eau cessait de les ramener plus près du gouffre en s'enfonçant dans le sable humide de la berge. Était-ce une chance ou simplement le destin ? Elle l'ignorait, mais aussitôt sorti la louve de la Terre se fit faire la morale par l'inconnue qui venait de la tirer de son sort impardonnable : la mort. Celle-ci continuait avec un brin de curiosité en lui demandant au passage qu'elle folle la guerrière pouvait être, soit son identité a proprement parler.

'' Euh... j'avoue que ce n'était pas l'idée du siècle. ''

Disait-elle avec un sourire aussi stupide que Rose pouvait avoir l'air, mais ce sourire étiré était plutôt amical.

'' Je suis Sable de Rose, celle qui n'a que très peu de jugeote comme tu le sais si bien et je te remercie au passage...''
 
Myrddin ♕ Epicode

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Dim 12 Aoû - 19:05
Ocre Rousse souffla son agacement sans se gêner de le montrer. Elle était vraiment tombée sur une Louve un peu sotte, pour ce qu'elle en voyait actuellement. Quel sourire niais alors qu'elle avait failli se tuer dans sa bêtise... Au moins, elle ne semblait pas être un nouveau Solitaire duquel elle devrait se méfier. Non, plutôt une Louve de Meute.

Décidément, elle ne comprendrait jamais ces Loups de Meute... Aucun Solitaire n'aurait pris à la légère cet accident. Enfin, aucun de ceux qu'elle connaissait. Sable de Rose avait failli mourir, ce n'était pas rien.

D'ailleurs... et si elle prenait à cœur son rôle de soigneuse. Geignant faiblement, tant son corps courbaturé lui envoyant des signaux douloureux, la petite Louve se redressa sur ses pattes tremblantes pour s'approcher de Sable de Rose.

- Est-ce que tu as avalé beaucoup d'eau ? lui demanda-t-elle sèchement, détachée même dans son rôle médical. Ne pas s'attacher inutilement était son mantra. La question était pertinente, elle avait entendu parler par Grande-Sage Qui Voit de Loups mourant subitement après avoir réchappé à une noyade.

Elle colla sa tête contre le flanc de la Louve de Meute sans prévenir et se retira tout aussi rapidement. Il ne lui semblait pas attendre de liquide, elle devait donc tout avoir recraché. Mais elle attendrait sa réponse pour savoir si elle devait approfondir l'écoute. Au cas où, elle réfléchit machinalement à ce qu'elle pourrait faire. La faire vomir sans doute. Lui donner de la genièvre pour la soulager si elle venait à mal respirer. Et prier pour que ce ne soit pas le cas, car elle était assez démunie face à ces rares cas de noyade sèche.

En attendant, elle lui tourna autour, la touchant par-ci par-là du bout de la truffe, en quête de blessures. Elle avisa plusieurs égratignures consécutifs aux chocs avec le tronc d'arbre. Elle aussi devait en avoir quelques unes. Il fallait évidement les traiter pour éviter l'infection. Ses stocks de feuilles de chêne séchées se trouvaient à la Corbeautière, et elle n'y emmènerait pas une intruse. Mais elle avait un peu de son cataplasme personnel sur elle.

Son examen terminé, Ocre Rousse repartit s'asseoir devant Sable de Rose, les yeux toujours impassibles.

- Je peux appliquer une concoction de mon cru à base d'ocre rouge et de gerbe d'or sur tes plaies. Évite juste de retourner à l'eau durant quelques heures... Si tu as de grosses douleurs, dis-le moi de suite.

Elle voulait vérifier si elle n'avait rien de cassé. A première vue, il ne lui semblait pas, et l'écoute de sa respiration n'avait pas mis en évidence une respiration sifflante perceptible, signe de côtes cassées ou de poumons perforés. Par ses ancêtres, elle ne pensait vraiment qu'aux pires situations imaginables...

Mais si tel était le cas, elle avait dans son écorce de portage - que les corbeaux pourraient lui amener rapidement, quelques graines de pavot pour lutter contre la douleur et des toiles d'araignées pour immobiliser un membre fracturé.

- Et la tête, tu as pris un coup ?

S'il y avait commotion, elle allait devoir surveiller cette Louve jusqu'au prochain lever de soleil, ou jusqu'à ce qu'un membre de sa Meute vienne prendre le relais, s'il s'en trouvait dans les parages. Elle huma l'air par réflexe : non, à ce qu'elle sentait. Mais sa truffe était encore douloureuse de l'eau reniflée par mégarde. Elle se demandait si elle avait encore de l'arnica des montagnes et de la camomille, pour faire une infusion contre la douleur pour alterner avec le pavot, qu'elle n'aimait pas prescrire en trop grande quantité.

Mais seulement si douleur il y avait réellement.

Et elle ne s'était même pas présentée avec tout ça. Le comble de l'impolitesse, tiens. Elle s'en fichait un peu, aussi, mais elle ne voulait pas se mettre en faux avec une Louve de Meute.

- Je suis Ocre Rousse, une Solitaire, avec quelques talents de soin, si tu ne l'avais pas compris.


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Jeu 16 Aoû - 21:03




L
a louve avait bel et bien risqué sa vie, mais son corps déshydraté nécessitait d'un peu d'eau. Cet endroit s'avérait être riche en eau, mais les vagues précipitées de ce lieu ne lui permetterait pas de boire en toute tranquilité ou plutôt en toute sécurité. Elle secoua vivement son pelage acajou qui était gorgé d'eau : son corps semblait si lourd tout d'un coup. Alors, elle prit soin de s'asseoir un moment pour reprendre ses esprits. Rose pouvait observer les pattes de cette solitaire tremblées, alors qu'elle s'acharnait à s'avancer vers elle. La guerrière n'osait plus bouger : la fatigue venait de la happer si brusquement.

La respiration de Rose était plutôt rapide et cela témoignait du lot d'efforts dont elle venait de déferler hors de son corps qui tremblottait. Puis, cette inconnue dont elle ne connaissait pas l'identité entreprit de lui poser diverses questions. La première fût si elle avait avalé énormément d'eau, mais ce n'était pas le cas : Rose avait tenu fermement sa tête hors de l'eau et ce le plus qu'elle le pouvait. Alors, elle fit non de la tête d'un mouvement chancelant. Le peu d'eau qui avait pu s'introduire dans son corps frêle avait été régurgité.

La solitaire lui offrit quelques soins à partir de ses concoctions : la guerrière de la Terre ne pouvait pas refuser cette offre si elle voulait repartir avec des plaies soignées. Elle pouvait déceler à travers son pelage quelques légers saignements sur le long de ses pattes et même sur son flanc.  

Puis, cette louve dont elle ne connaissait toujours pas le nom enchaînait avec une nouvelle question : si sa tête avait percuté quelque chose ? Peut-être le tronc d'arbre en essayant de s'y aggriper lorsqu'il avait soigneusement glissé. Elle ignorait si cela était grave ou bien bénin. Alors, elle hôcha positivement la tête lentement.

'' À cause du tronc d'arbre si je me rappelle bien... ''

Soudainement, l'inconnue n'en fût plus une ou du moins... elle connaissait enfin sa réelle identité : Ocre Rousse. Elle s'était enfin présentée ce qui provoqua un petit sourire subtil, en coin, sur les babines de Rose. Elle espérait simplement atténuer la colère de celle-ci : après tout, elle l'avait mise en danger et s'en voulait éperdument.

'' Je tiens à te présenter de sincères excuses, Ocre Rousse, par manque de jugement... je n'ai pas mis que moi en danger, mais toi aussi. Je te revaudrai cela.  ''
 
Myrddin ♕ Epicode

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Ven 17 Aoû - 17:32
Ocre Rousse ne prit pas attention aux excuses de la Louve de Meute. Elle n'en avait cure. Il n'y avait même pas à s'excuser, puisqu'elle s'était mis en danger de son plein gré. Mais elle était trop fatiguée pour s'embêter à l'expliquer à voix haute. Sable de Rose n'avait qu'à se dépatouiller avec son silence morose, et en comprendre ce qu'elle en pensait. Elle ne comptait pas gaspiller de l'énergie à lui expliquer.

Quant à ses doutes concernant la rencontre de sa tête avec le tronc d'arbre, Ocre Rousse était embêtée par sa propre incapacité à se souvenir si oui ou non elle s'était cognée. Elle aurait voulu l'abandonner en plan comme ça, puisqu'elle l'avait sortie de l'eau, mais sa formation de soigneuse lui clouait les pattes au sol. Elle ne pourrait pas partir avec le doute d'une commotion et était donc obligée de rester toute la nuit avec cette inconnue.

Un profond soupir résigné s'échappa d'entre ses crocs. Encore une fois, elle ne prit pas la peine de s'expliquer. Son sale caractère d’associable en dehors de son clan ressortait avec encore plus de virulence lorsqu'elle était épuisée, ce qui était le cas en cette heure. Elle ne se sentait pas le courage discuter et encore moins de nouer un lien.

Qu'est-ce qu'elle en ferait ? C'était une Louve de Meute, et ses sentiments à leurs égards n'avaient pas changé.

Elle se détourna donc d'elle en conservant son silence impassible et s'engouffra dans un taillis sur le côté en agitant la queue. Pour un oeil extérieur, le mouvement ne traduisait rien, mais pour les frères corbeaux perchés un peu plus loin, c'était l'appel habituel pour lui ramener son écorce de soin à l'abri d'un regard indiscret.

Elle ressortit avec l'écorce dans la gueule et la posa par terre pour en vérifier le contenu. Bien, elle l'avait remplie il n'y avait pas longtemps. Puisque le doute persistait, elle préféra opter pour l'arnica des montagnes et la camomille plutôt que le pavot. La petite Louve poussa ces quelques plantes vers Sable de Rose et brisa enfin son mutisme :

- Mâchouille-ça mais n'avale pas. Je te dirais quand cracher.

Elle souleva ensuite de la truffe le couvercle que les corbeaux avaient réussi à lui concocter au-dessus d'un renfoncement naturel dans l'écorce formant une cavité où elle mettait son baume à base d'ocre rouge et de gerbe d'or. Elle y trempa une patte et sautilla sur les trois autres pour se rapprocher de la Louve de Meute à la recherche de plaie à enduire.

- Ne bouge pas tant que je n'ai pas recouvert le tout d'une toile d'araignée, lui ordonna-t-elle sèchement en se mettant à l'ouvrage.


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Dim 19 Aoû - 8:00




L
a guerrière n'osait plus élever sa voix. Elle préférait se contenter de ce même silence morose que dégageait celui de sa congénère. La louve s'était assise, puis étendue d'une manière confortable. Son corps lui semblait si lourd et léger à la fois : cette sensation s'avérait être particulièrement étrange, mais sans être excessivement désagréable.

Pendant un moment, Sable de Rose avait céder le contrôle à sa fatigue : ses paupières s'étaient fermées au fur et à mesure. Cependant, elle ne dormait pas. Non, Rose ne pouvait pas s'accorder un moment de repos : lorsqu'elle l'oubliait, son corps lui rappelait la douleur qui s'enracinait dans sa chaire d'une manière inconvéniente. Tout était de sa faute : elle ne pouvait pas s'en plaindre.

Parfois, la guerrière de la meute de la Terre semblait vouloir entamer une conversation, mais les mots semblaient s'entasser, puis se bloquer au fin fond de sa cavité buccale. Alors, elle optait pour ce même silence à chaque fois : c'était beaucoup plus facile à gérer. Après un moment, Rose ouvrit les yeux lorsqu'un bruit se fit entendre : la solitaire venait de disparaître en s'engouffrant dans un taillis non loin de là. Puis, soudainement, elle en était ressorti avec un bout d'écorce qui contenait des éléments naturels.

Puis, la louve solitaire lui poussa quelques plantes vers elle. Ébahie, la louve de la Terre lui adressait un regard curieux : qu'est-ce qu'elle devait faire avec cela ? Elle n'avait jamais eu d'enseignement au sujet des plantes médicinales. La louve lui fit comprendre qu'elle devait mâchouiller ce qu'elle considérait comme un tas de feuilles. Sans attendre, Rose suivit les instructions d'Ocre Rousse. Elle mâchouilla tout en attendant le mot d'arrêt de son congénère.

Finalement, Ocre de Rousse s'approchait d'elle soudainement. Curieuse, Rose remarquait la patte de la solitaire enduit d'une étrange consistance : ce devait être une concoction de celle-ci pour ses plaies. La chère Sable de Rose, presqu'intimidée par cette Ocre Rousse, n'osait plus bouger. Elle restait immobile en observant faire la jeune louve.
 
Myrddin ♕ Epicode

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Mar 21 Aoû - 15:13
Ocre Rousse affichait un museau souriant tout en officiant d'une patte experte. Ses sautillements sur trois pattes étaient en effet emprunts de la grâce de l'habitude, sans qu'un seul faux pas ne viennent briser son rythme. La petite Louve appréciait le silence et l'immobilité de l'autre Louve ; ils la flattaient même. Sa simple présence et ses paroles sèches semblaient avoir mâté sa congénère qui se laissait faire sans rien dire. La fatigue devait aussi y être pour beaucoup.

Un instant, le doute l'assaillit. Et si elle marquait trop l'esprit de cette Louve ? Si elle se mettait à parler d'elle dans sa Meute et qu'une foule de petits curieux venaient à sa rencontre. Oh ! Elle n'aurait qu'à se réfugier au sein de la Corbeautière et attendre que l'orage passe, mais quel ennui que ce serait. Ou alors elle pourrait attirer leur guérisseur entre ses pattes et lui soutirer les informations qu'elle désirait.

La petite Louve cacha habilement son sourire en coin. Elle allait continuer de cultiver le mystère et verrait bien ce que cela donnerait comme résultat.

- Tu peux cracher s'il ne reste que de la bouillie dans ta gueule, ordonna-t-elle brièvement à Sable de Rose. Et après tu me diras où se trouve ta Meute. Elle serait mieux adaptée que moi pour te surveiller.

Son ton ne cachait pas son désamour quant à l'idée. Ses yeux n'avaient pas quitté une entaille plus profonde que les autres. Quelque chose clochait avec elle. Un examen plus minutieux lui fit déceler le minuscule caillou qui s'était coincé entre les deux lèvres de la plaie. Sans prévenir, Ocre Rousse approcha sa gueule de l'entaille et attrapa délicatement le caillou entre deux crocs experts avant de tirer d'un coup sec pour l'extraire.

Elle se releva en le crachant par terre et finit son tour complet pour revenir vers son écorce. Elle y attrapa des toiles d'araignée fraîches et revint vers Sable de Rose. Même si elle pestait entre ses crocs, sans se cacher, de devoir les gaspiller pour une inconnue, elle n'en fut pas moins diligente dans leur pose. De retour à sa place initiale, assise et redressée de toute sa hauteur, elle plongea ses yeux impassibles dans ceux de l'autre Louve.

- Je dois voir ton ventre, lui dit-elle sans ménagement, l'air indifférente. Couche-toi sur le flanc gauche, tu n'y as pas de grosses entailles.

Joignant le geste à la parole, elle agita la tête vers la gauche et se releva pour venir se poster de l'autre côté, rapprochant sa truffe du flanc droit. Il n'y avait pas d'ambiguïté, si Sable de Rose n'obéissait pas assez vite, Ocre Rousse ne manquerait pas de la pousser elle-même.


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Jeu 23 Aoû - 3:28




E
lle mâchouillait toujours ce tas de plantes qui s'éparpillaient dans sa pauvre gueule : le goût âcre provenant de celle-ci était loin de lui plaire. Sincèrement, Sable de Rose espérait que ce sacrifice buccale vaille la peine et que ces plantes agissent favorablement envers son état physique presque déplorable.

Son pelage qui était parfait quelques heures auparavant était désormais tout l'inverse : quelques poils arrachés, des détritus se rattachant à ceux-ci et une certaine odeur nauséabonde provenant de son poil gorgé d'eau qui était sali par le sable près de la rivière à l'apparence béante.

Lorsque la louve lui enseigna les directives : elle recrachait avec dégoût cette bouillie végétale. Sa bouche étant pâteuse, la louve arborait une drôle de tête. Puis, après avoir extirpé chaque petit morceau vert de sa cavité buccale : la louve entreprit de répondre à la solitaire.

'' Ma meute se trouve hors de ces terres : je saurai la rejoind-... ''

Elle n'eut pas terminé sa phrase lorsque cette chère Ocre Rousse lui arracha un caillou piégé dans sa chaire. Ce caillou lui arracha une plainte plutôt stridente : Sable de Rose ne pouvait pas le nier, sentir un caillou se faire expulsé d'une plaie ouverte n'était guère un geste appréciable, mais pourtant nécessaire.

Puis, sans ménagement, la louve solitaire lui ordonna de lui montrer son ventre. Ainsi, Rose se coucha sur son flanc gauche qui était moins abîmé que celui de droit. Elle n'allait pas protester contre des soins même si elle savait déceler l'embêtement d'Ocre Rousse puisqu'elle devait s'occuper d'une inconnue et utiliser ses ressources en conséquence. La louve au pelage d'un brun rougeâtre esquissa un léger froncissement au niveau des yeux : se coucher sur des entailles n'étaient guère amusant.
 
Myrddin ♕ Epicode

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Lun 3 Sep - 21:51
Le hurlement strident de la Louve la fit renifler, un peu méprisante. Ce n'était qu'un petit caillou... Une voix insidieuse lui chuchota, avec des échos du ton sans pareille de Grande-Sage Qui Voit, qu'elle manquait de douceur, qu'elle devait mettre de côté ses préjugés et soigner cette Louve de Meute avec tout son talent et tout son cœur, maintenant qu'elle s'était engagée.

Ocre Rousse renifla une deuxième fois ; Grande-Sage avait toujours eu le dernier mot, et elle l'avait encore, même après la mort. Sa conscience parlait avec sa voix.

Alors sa patte et son museau se firent plus doux. Elle poussa délicatement Sable de Rose sur le flanc et lui appliqua le baume avant de la redresser tout aussi doucement de l'autre côté pour inspecter le flanc mis sur la terre. Elle nettoya consciencieusement la boue qui maculait le pelage puis se redressa et regarda avec un petit museau souriant son oeuvre.

Sable de Rose avait besoin d'un bon coup de langue pour se nettoyer et Ocre Rousse n'était pas assez gentille pour le faire. Pas à une Louve étrangère à sa Meute, encore moins une Louve de Meute. Elle nota discrètement que son pelage roux, rappelant le soin, plairait sans doute à ses cousins. Si Œil du Cyclone n'apprécierait sans doute pas son insouciance, Cœur Orageux, lui, s'en délecterait certainement.

Mais pourquoi pensait-elle à cela ? Et surtout, pourquoi se sentait-elle jalouse ? Elle refusait depuis des saisons les avances de ses cousins, même pour reformer le Clan, non sans raison ; elle ne les aimait pas comme ça. Mais il lui répugnait de les voir s'intéresser à une autre Louve, voilà la raison. Elle était égoïste au fond.

Et de toute façon, cette-ci était une Louve de Meute. Comme la plupart des Solitaires, se rappela-t-elle. Elle renifla, son masque impassible avait retrouvé sa place sur ses traits de pierre.

Elle venait de se demander, au fil de ses pensées, si Suie ne préférerait pas une Louve plus grande et plus forte que la petite Ocre Rousse.

- Allez debout, dit-elle, en retenant sa sécheresse soudaine. Je te ramène à ta frontière, Louve de Meute. Je ne veux pas de ta mort sur ma conscience.

Sinon elle n'avait pas fini d'entendre la vieille Grande-Sage Qui Voit la sermonner dans sa tête. Elle poussa son écorce de soin dans les taillis, confiante que Plumage Scintillant et Bec de Tempête allaient diligemment venir la récupérer et la ramener en lieu sûr le temps qu'elle y retourne elle-même ; elle ne voulait pas qu'ils la suive quand elle n'était pas seule, et ils le savaient. Mais elle les connaissait : l'un d'entre eux allait la surveiller en douce.

Elle allait partir sans attendre Sable de Rose mais elle se rappela la faiblesse de l'autre Louve, et sa première suspicion sur la commotion. Elle retourna donc auprès d'elle avant qu'elle se soit levée et ajouta d'un ton plus doux :

- Teste d'abord quelques pas. Si ta tête tourne, je te porterai jusqu'à un endroit sec et à l'abri pour que tu te reposes jusqu'au prochain matin sur ma surveillance.

Elle n'en était même plus agacée : elle avait accepté son rôle. Surveillant Sable de Rose du coin de l’œil, elle resta donc à ses côtés, prête à la soutenir si ses pattes fléchissaient.


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Votre Loup
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Mer 9 Jan - 20:51
La jeune Louve qu'elle avait secouru avait finalement été prise en charge par un membre de sa Meute. Ocre Rousse avait préféré s'éclipser dès qu'elle avait senti l'odeur de cet autre Loup s'approcher de la berge. La Rivière Lunatique était toujours autant déchaînée et son boucan cacha aisément sa fuite silencieuse.

Elle n'avait aucun intérêt à ce que cette Meute soit au courant de son existence et lui pose trop de questions. Rassurée quant au sort de Sable de Rose, elle pouvait disparaître en silence.

FINI.


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